10/04/2006

La BOUFFE, c'est POLITIQUE ?

Peut-on considérer Hitler comme un gastronome en culotte courte au prétexte qu’il portait des culottes de peau à table ?

 

        Le politiquement correque te grimpe sur les paturons jusqu’à t’irriter les cors. Tu conduis ta caisse à l’odeur, clope comme un cancéreux hilare, préfère la poésie à c’te table de Sébastien à la poésie à c’te livre de Mallarmé, collectionne les culottes usagées des filles, te branle de l’avenir pulmonaire de la planète, envisage avec appétit le steack de bébé phoque. Politiquement, tu te situes entre Eva Braun et le sous commandant Marcos ( Sous commandant ! Ca alors, comme grade, fallait l’inventer ! Repris par l’amicale des cons bornés de la presse planétaire sans qu’il s’en trouva UN pour se faire pipi parmi de rire ! )

            A propos : La bouffe, c’est politique ? Lard ou cochon ? Y’a-t-il une bouffe de droite et de gauche et si oui, à laquelle confier sa gamelle ?

Faut vraiment être un tordu de casserole pour poser une question pareil avec tous les mange merde qui ont même pas assez de caca pour leur « Quatre heure » ! ?  

Avant que l’oseille ne nivelle les sensibilités et ne mettent tout le monde sur deux rangs ( T’en as ou t’en as pas ) l’usage accordait des a priori d’une nature plus réjouissante : En simplifiant, on prêtait le classicisme à la becquetance « de droite » Les arsouilles férus d’ordre et de tradition cher à Audiard s’appuyaient de la blanquette et du miroton « Sérieux » et l’épouse du docteur Machin concoctait le dimanche des Vols au vent « Financière » à l’intention de belle-doche à la dent présupposée dure. Du « violent » avec fond de cholestérol et diabète en garniture. Ce monde-là eut vite fait de laisser le « light » et les eaux pétillantes aux tarlouzes (Cf. « les tontons flingueurs), je te prie de croire.

La gauche pour faire son intéressante se piquait évidemment de modernisme et suivait plus volontiers les « Toques rouges » de Henri Gault et Christian Millaut, les duettistes à 64 quenottes du « Poisson rose à l’arrête » Ces deux-là firent un sort pour le meilleur et pour le pire à de vieilles lunes se reflétant dans les sauces figées se morfondant au bord de feuilletages cons comme une rondelle de tomate « pour faire joli » dans une assiette cafarde. On vit de ce côté-ci du couvert des joyaux comme le magret de canard aux kiwis ( une façon d’humilier un palmipède qui perdure chez les assassins, comme certains continuent le disco, le yaourt ou l’UMP au-delà de la date de péremption )  « L’homme de progrès donc de gauche » ne rechignait pas non plus à minauder des exotismes tiers mondains : Chili con carne et sa garniture de réfugiés chiliens et Fejoada courraient le grand steeple du haricot rouge mais personne n’en a plus rien à péter, de mes histoires. Le « Chili », c’est passé dans les mœurs des pauvres, ça n’intéresse plus personne.

Sinon, droite et gauche se fédéraient chez Lipp et les plus dégourdis autour d’un gros garçon timide qui réveillait la cuisine hôtelière dans un établissement de niakoués du quinzième, le Nikko, sans soupçonner que Joël Robuchon tournerait lui-même un jour au dealer de canapés à des tarifs à décourager les dealers, mais s’en est une autre, d’histoire.

Bon. Voilà que pépé nous refait son époque.    

So … Cuisine moléculaire et « Rosbif purée » se révèlent-t-ils  mieux disposés à partager aujourd’hui le plat à gratins en amoureux, la bulle de melon dans le saucisson de Lyon pommes « vapeur » ?

Mmmmm. Oui et non.

La ménagère de moins de cinquante calories répugne à manipuler l’azote liquide pour se faire cuire un œuf. Que celui qui n’a jamais éprouvé une louche de perplexité devant un chewing-gum au foie gras et son coulis de « Malabar » lui jette la première pierre à évier.

     D’un autre côté, hors les querelles de branleurs de gras, et je ne dis pas ça pour l’amant de ma femme que je respecte infiniment pour son sacerdoce, il est aujourd’hui de bon ton d’aimer tout les genres : toujours ce foutu consensus. La ( savoureuse )  cuisine de Camdeborde ( Le comptoir du Relais ) les architectures chiadés des ténors engliche ou espingouins qui tiennent désormais la proue de la marmite à voile et à vapeur, les sashimis, le lapin « moutarde »  plus ou moins revisité, la frite « au couteau » ( Et tu veux la couper avec quoi ? Avec ta bite ! ) et le tempura « nuage de friture », le piment d’Espelette (Putain, si on en croque, de celui-là !) et le thé vert, tout et son contraire et on se garde bien de pas dire « J’aime pas », « C’est dégueu », « C’est infect, ce truc-là » « Mais ça PUE ! … » Non, on préférera « Ce n’est pas à mon goût », « c’est spécial », « faut aimer », « C’est une culture » 

Bon. Passez le genre et les manières, au fond pourquoi pas l’oeucuménisme ?

J’ai toujours eu la curiosité, celle des papilles entre autres, dévorante, le mot, alors, choisi.

La curiosité, mon kiki ? Un moteur puissant au service du savoir, l’ennemi le plus redoutable de la peur, une des maîtresses les plus exigeantes de la connerie. Tu méditeras la sentence  en réchaufant tes nouilles.

Dis donc, et Hitler, au fait ? Il était végétarien, ce con. Bon, ben Y croque des racines.

 

19:25 Écrit par Ma | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

/ Bravo, tu as style terrible...

Écrit par : Solid | 10/04/2006

Les commentaires sont fermés.